Archive for June, 2003

mache pie

Monday, June 30th, 2003

drole de nom pour un village. ces noms qui ne se prononcent pas comme ils s’ecrivent sont une vraie benediction: marspich = mache pie. encore une chose que j’ignorais. on pourra dire que ma soiree de concert a marspich avec le decidemment tres sulfureux combo d’asyl-metal der kaiser der narren aura ete une tres bonne soiree pour moi. j’espere que le public, clairseme mais enthousiaste, aura pris un peu son pied ce soir la. les kaiser ont le bon gout de faire de la musique de bourrin, avec mine de rien une grande elegance. c’est typiquement le genre de groupe dont on se dit: ‘il se passe quelquechose’. ca commence un peu comme une sorte de carnaval etrange, et plus on avance dans le concert, plus on capte le truc. enfin, je dis ca pour moi; j’ai longuement discute avec jeff -le chanteur- avant de le voir en concert, et du coup, je ne le regarde pas d’un oeil innocent: ce jeff-la a du mordant, et musicalement, c’est oblige de mener a quelquechose. la forme est peut-etre encore hesitante, mais le fond est la. bon, et puis apres j’ai fait ma petite cuisine, toujours avec autant de plaisir a chaque fois. j’aimais bien le son de la salle on sentait bien les petits bruits et les gros coups de basses. petit clin d’oeil a la serveuse de bar qui dit toujours ‘ui’ (’oui’, en marspichien). je n’etais jamais venu a hayange. l’endroit est vraiment special: friches industrielles, torcheres qui crachent des flammes violettes, rouille et carcasses de ferraille. droles de visions. bon. la prochaine fois que je joue avec DKDN, c’est sous l’usine a nuages, a Hettange Grande le 12 (au Petit Paris). J’aimerais bien y trouver quelques ames connues, qui sait. merci beaucoup jeff: je t’enverrai quelques chouettes photos par mail tres bientot. et salut aux autres…

Street Drummer

Tuesday, June 17th, 2003

Street drummer in SF, close from Market street.

Old pix

Sunday, June 15th, 2003

Quelques vieilles photos en vrac…

C’est l’
alpha de ce site.

face au vide

Thursday, June 12th, 2003

mon voisin le chinois m’a tire d’une horreur de
sieste, avec son violon. ca faisait longtemps que je n’avais plus
fait de sieste. mais comme l’apres-midi a ete lassive, et comme il
se profile un weekend surbombe rempli jusqu’a ras-bord d’evenements,
il vaut mieux menager sa monture. le violon n’a pas derange helene,
qui
roupille
en faisant des bulles avec le nez. j’ai fini ma these,
j’ai rendu ma these, tony l’a signee avec un large sourire. a moi
les chapeaux carres et les longues toges noires. ce weekend, le president
peruvien (le celebre a. toledo) vient nous faire l’honneur de sa presence
pour une ceremonie de remise
de diplom
es qui devrait etre aux petits oignons. ca va surement
etre tres americain tout ca, avec pompoms et tralalas. n’exagerons
pas non plus: il y a un monde entre stanford et disneyland et je suis
sur que tout cela restera de tres bon gout. je ne touche pas trop
a ma guitare ces derniers temps. j’ai de droles d’envies de sons synthetiques,
des envies de rythmes acidifies, de synthes
qui grat
tent. la saison des concerts est finie, ici, a stanford.
le campus va se vider, et se transformer en grande colonie de vacances.
nous rentrerons, LN et moi, le 22 juin en lorraine. l’ete sera surement
bien plein, et moi, en ce moment, je me sens tout vide, heureux et
niais d’avoir fini encore un autre cycle de mon interminable parcours
scolaire. comme dirait l’autre, a ce rythme, pas la peine de compter
partir en retraite avant 163 ans. ca tombe bien, la, je suis pas presse.

In Nancy, France

Thursday, June 5th, 2003

Nancy, France. This is where I am from.

et but

Monday, June 2nd, 2003

blase? s’il y a bien un milieu dans lequel les gens blases font bonne figure, c’est bien le milieu de la musique. vedder prouve tout le contraire. vous imagineriez, vous, qu’un groupe de rock ayant ecrit une bonne partie de l’histoire musicale des annees 90 (annees moribondes, en ce moment) ne soit pas toujours pas blase? et bien pourtant, nous avons assiste hier soir a une petite manifestation de la plus grande humilite, intelligence, honnetete. des qualites certainement sous-evaluees en haut lieu. voila, fallait que je le dise; ca repose de voir ca. mais le truc important du jour c’est qu’helene est arrivee! tel le zorro moyen, avec sa grosse valise faite au c carre. tadaa, on s’est trouve, on s’est retrouve, ca n’en finit plus de tourbillonner. merci luc et claudine pour les aquarelles et le transistor. fred, j’ai recupere mon diagramme de l’air humide, je le mettrai quelque part… comment est-ce possible d’etre autant cales sur la meme longueur d’onde? allez, une petite anecdote: nous mangions, helene et moi, un peu de glace a la vanille ‘double rainbow’ dans le pot, en ecoutant les white stripes. je dis: c’est bon les whites stripes. elle dit: surtout en ecoutant de la glace a la vanille. passe decisive et but. surtout continuer a ne pas se laisser emousser par les vagues de mediocrite. je vais voir comment vont nos longueurs d’ondes

une page se tourne

Sunday, June 1st, 2003

ouste, une page se tourne: fini le ‘je’, maintenant, c’est le ‘nous’ qui prevaut. ca pouvait se flairer comme un elephant dans un petit couloir. Mon h va se doubler d’un nouveau h. Qu’on se fasse a cette idee. Le temps sera divise en deux et s’enrichira d’une double saveur. Comme les danettes bigout. Ca va commencer par un accueil aeroportuaire comme un autre, avec un epsilon de difference. 15h35, vol en provenance de Paris-CDG. Cueillir le fruit quand il est mur, avant qu’il ne tombe de la branche. Pour y avoir pense et repense longuement, le fruit a gagne en maturite. Un bourgeon, une fleur, un fruit. J’ai toujours ete tres suspicieux vis-a-vis des partisans de l’attentisme. Pour en avoir ete un moi-meme, je connais les betises qu’attendre peut faire faire. Mais je ne veux pas non plus prendre le contre-pied de tout ca et accelerer la danse. Non. Il ne s’agit pas de precipitation. Il s’agit d’embrailler la vitesse superieure a bon escient; le temps est venu. Ca se passe maintenant, ici, en ce moment. Pas ailleurs, pas plus tard, pas avant. C’est la. Une page se tourne tout doucement, avec force et maturite.