Archive for August, 2003

goutte d’eau

Monday, August 18th, 2003

goutte apres goutte, de la cime du ciel vers les profondeurs infernales — de long traits d’eau qui sifflent et mouillent la poussiere. la pluie en aout, c’est comme l’odeur de guepe ecrasee: ca rappelle la rentree des classes, misere de malheur. il devrait y avoir un nom pour la phobie de la rentree des classes. la rentrophobie. tiens, un truc marrant: je suis alle voir boney m, place stan. ben ca alors, si je m’etais attendu. c’etait “familial”, pour ne pas dire bidochonnesque; comme dans la chanson de benabar, a manger de la glace avec un pull autour du cou. il y avait du monde, beaucoup de monde singulierement. ca donnait a la ville un petit cote station balneaire. d’ailleurs, je persiste a trouver que nancy est -de loin- la ville la plus mediterraneenne du nord-est de la france. c’est ce que j’y aime d’ailleurs.

bye bye dubai

Tuesday, August 12th, 2003

un mois deja que cette page n’avait pas ete remise a jour. un mois bien charge: j’ai fini mon stage, je suis alle presenter mes resultats aux emirs de dubai, ils ont ete enchantes. tant mieux. des vacances? oui, si on veut. je dois malgre tout travailler. qu’est-ce donc qui me pousse cette fois, je sais pas. des exams a preparer; la publication imminente d’un “papier”; des futures conferences. mais puisqu’il s’agit d’un mois d’aout, parlons de choses estivales. canicule (oh le moche mot). fred et moi avons traine en ville aujourd’hui, le bitume fond, l’air vacille. la ville est chauffee a blanc sous le ciel corrosif, aux vapeurs acres d’ozone. meme les chats des rues sont maigres et faiblards; pas un pet de vent. le froid des climatiseurs casse les gorges. les nuits sont tiedes. j’entendais a la radio une connerie de bonne femme qui preconisait de mettre son oreiller au frigo - ah la belle idee. au fond, la chaleur ne derange meme pas; c’est un ete qui se montre comme tel. le gout de la musique revient en meme temps que s’en va celui de la paresse. j’ai envie de composer d’enregistrer, de bidouiller sans relache. avec la seule frustration de ne pas avoir mon matos ici, en france. un piano et une guitare; voila ce que j’ai la, et c’est tout ce qu’il me faut en realite. faire la chanson de la facon la plus simple possible: une melodie, de la musique, des textes. seulement ensuite y adjoindre la decoration. puis encore une fois la defaire pour n’en garder que la substance, avec le filigrane de toutes les couches qui y auront ete ajoutees.