Archive for October, 2003

2 sweets

Saturday, October 18th, 2003

Lots of things going on on campus this weekend, since it’s homecoming. Right after dinner, yesterday night, I was pretty much intrigued by those light beams in the Stanford skies - those discotheque type things that look like anti-aircraft devices. Decided to go investigate that on my own, a nice little post-dinner walk, in a sense. I took 2 sweets in my pocket, a rusty greenish penny and my keys, and off I went. I ate the first sweet on my way out of escondido village, thinking about how the evening was pleasant and refreshing.

At a crossroad stood a familiar one-of-a-kind silhouette. Logan. The devil of the story, to a certain extent — at least the temptation character of my evening. Walk straight towards him. He was waiting for somebody to pick him up, puffing on a cigarette. “Herve, want to go to a rock concert in the city?”. “Got no money, no ID, nothing”. “No big deal”. Before I noticed, I was in Tess’ leather-seated buick, heading to San Francisco, listening to stereo total singing ye-ye songs in French, a la Francoise Hardy. Completement surrealiste.

We arrive at the concert place, on mission street, which turned out to be an art gallery. Alternative kind. Weird people in there; ugliness must have been instaured as a fashion, because almost everybody looked monster-like, although I bet they could all have looked so much better, healthier, balanced. But I must miss the point. Jeff Byron’s Mae-Shi were playing. We missed them, unfortunately. Too bad; it was worth coming though: the crowd, the artwork, the ambience. It felt good to be there, although again, I don’t quite know what to do with myself in such circumstances. Good thing Tess is such a nice person. I met two girls who were faking the British accent, just because it happens to be a fashion here to pretend you’re brit. They thought I really was. Rubbish.

The gallery closed early, so we went to play pool in an irish-bar. Logan kicked everybody’s ass at pool. Stylish and precise. A tricky-looking guy next to me laughed out like woody-woodpecker. The barman did not give me such a hard time for not having an ID, and I sipped my Guiness with peace in my mind. Bars close at 2 in the US (I know…), so off we went, to Caley’s place. I did not know Caley other that from seeing, I wish we had talked more.

They live in a nice victorian house in a street called Albion (Brit-power with us that night). Talked to a beggar hungering for burritos in the street, gave him my only penny. Hope it will bring him luck. We had a drink on the roof, watching stars sprinkle ice-cold beams on the city. Such a beautiful landscape. Cities at night. Bay bridge with garlands, blinking transamerica, headlight snakes on highways.

I had my second sweet, thinking to myself that I was far from expecting to eat it in such a place.

Black russian

Friday, October 17th, 2003

vendredi soir: la friday beer traditionelle vient de se finir. Un peu abuse sur les bieres. Le probleme, c’est qu’ils ont tellement de bieres differentes, en ce moment, qu’on a envie de tout essayer. Je sortirais bien ce soir. J’arrive a joindre personne. Je tchatte avec le Vintz, qui est rentre a Paris. Il est 5h du matin chez lui, je me demande ce qu’il fait encore debout. Il est comme ca le Vintz. Original a sa facon. Si vous ne connaissez pas le Vintz, je vous souhaite de rencontrer quelqu’un comme lui: c’est comme un electrochoc a la mediocrite ambiante. Dommage qu’il soit reparti en France.

Tiens, je vais vous raconter une anecdote sur les filles chiantes en general.

Au departement, y a une iranienne qui est venue de Londres pour visiter le coin. Elle a donne une presentation sur son travail de recherche et tout, c’etait assez minable. Et voila que sans raisons, elle me demande d’organiser un repas au restau en son honneur. Dingue. On ne me l’avait jamais faite, cette-la. Soyons fou, me voila en train d’essayer de rassembler les quelques gens sympas du boulot, pour aller diner avec la fille en question, appelons-la ‘Z’ pour le moment. Carolyn dit OK, Seb et Marie sont pas trop surs. Les autres ont evidemment trop de boulot, comme d’hab. Arrive 20h. Coup de fil. Z me dit que tout le monde s’est barre et qu’elle est seule, elle m’attends, et merde, qu’est-ce que je fous alors voyons.
Interloque.
Elle va quand meme pas me demander de la sortir… Eh ben si. Bon soit, comme je suis un gentil garcon, je decide de l’emmener a Palo Alto. Apres tout, elle n’aura pas fait le voyage depuis Londres pour rien, meme si j’aime pas les gens qui reclament. Et la, le drame. Une fille chiante comme j’ai jamais vu. Capricieuse, ehontee, limite mal polie. Je plains les serveurs a l’university coffee. Je sais pas comment ils ont fait pour rester sympa avec elle. Enfin, moi, j’ai bien rigole -interieurement- en me disant que bon sang, une fille pareille, ca court pas les rues. Au fond, je suis sur qu’elle est gentille, mais faut vraiment bien gratter la couche superficielle de chiantise. Enfin voila.
Sinon, mes journees sont trop courtes, j’ecoute Amon Tobin a fond la caisse, et j’ai tres tres envie de vodka, la.
Ah voila David qui vient de se connecter sur msn. Sounds like fun… Je vous laisse….

LNRV

Thursday, October 16th, 2003

Ca manque un peu de bonnes nouvelles en ce moment, je trouve.
En voila une.
Apres etre passe a la moulinette a l’ambassade US a Paris, LN a obtenu son visa! Alleluiah. Arrivee imminente a San Francisco; le bon Gabriel de l’agence de voyage place St Epvre saura bien nous degoter un billet d’avion dans le premier Paris-SFO qui passe par la. Entre temps, a moi d’organiser un demenagement (fini le studio) et d’assurer une reserve suffisante de sushis.

Il est 3H du matin, et cette bonne nouvelle m’a fait passer l’envie de dormir. J’en ai le coeur tout leger.

Echardes

Wednesday, October 15th, 2003

Des echardes. Rien de grave. Juste une minuscule douleur, sourde et ennuyeuse. Je dois avoir quelques echardes mal placees, car quelquechose me tracasse, mais je crois que je ne saurais meme pas exactement dire quoi. Rien de grave, rassurons-nous. Pas de gros problemes. Et je ne suis ni triste ni enerve. C’est plutot comme un arriere-plan de preoccupations permanentes. Je discutais de ca avec Luc, cet ete. Il me disait que c’etait le lot de tous les gens qui ont des responsabilites. On ne dort plus vraiment sur nos deux oreilles, a partir d’un certain point, parait-il. Ca me peine beaucoup, et je tourne a 10000/tours minute pour rien au final. Que des pensees floues, du vent, des agitations vaines. Ce soir, je suis invite chez Rami. Il a prepare un de ces delicieux plats pour diabetiques (je ne suis pas diabetique, lui l’est). Je ne crois meme pas que ce diner me rechauffera le coeur — ni enlevera mes echardes au cerveau. ( ). Allez, je retourne a mes petites affaires…

Label infini

Tuesday, October 14th, 2003

Un nouveau label s’est cree a Stanford. Ca s’appelle Inphanyte, et ca a l’air pas mal, assez oriente ‘musiques urbaines’ (tout ce qui va du hiphop wouhla au garage de tripots portuaires, d’apres ce que j’ai cru comprendre — mais j’interprete surement). Cette nouvelle a provoque chez moi un double-effet kiss cool: d’abord, la satisfaction de voir que des initiatives de cet ordre peuvent exister dans un cadre universitaire. Ensuite, le sentiment que merde alors il serait temps que je me bouge pour donner davantages de concerts et enregistrer plus de trucs. J’ai des dizaines de morceaux prets a etre mis en boite, enregistres a la va-comme-je-te-pousse Il faudrait juste que je depoussiere tout ca et que je bosse quelques morceaux en profondeur. Je ne suis pas sur de bien savoir doser la part musique et la part boulot dans ma petite vie de nouveau thesard… Demain, promis, j’arrete de manger du reglisse.

Bomb-like

Monday, October 13th, 2003

drole de journee. attendre qu’une tuile tombe. attendre.
Hell is around the corner
mon bureau couvert de papiers
ma tete pleine de bruit blanc
couper les basses frequences, les aigus aussi
tout entendre par la voix medium du telephone
tout attendre
My brain thinks bomb-like
s’attendre a tout.
j’ai reve tout eveille, en rentrant chez moi
le sol etait transparent
le vent dans les racines des sequoias
la bibliotheque un immense vaisseau
ouvert jusqu’aux entrailles
a chaque pas tester sa confiance
en la presence d’un support
Heat from the sun somedays slowly passes
Until then, you have to live with yourself

a chaque pas crisper sa confiance

Sunday glue

Sunday, October 12th, 2003

Well, this Sunday is a hopeless bore. Woke up with drawings all over myself: skulls, flags, appetizing ladies, arrows, foos and bars. There is a vague taste of gin, or is it glue that I smell. My place is a big big mess. Tried to lay down some vocals for a new song - my poor neighbors. I should go and borrow one of David’s keyboard to make midi experimentations. Feel hungry but don’t know what I would enjoy eating. It’s Canadian thanksgiving today apparently. Carolyn saves the day by inviting us all at her place for dinner, tonight. We’re lucky to have her around, I tell you. Rami moved out, he does not sleep on my couch anymore. That’s probably why I am bored to death today. Feels so silent, so empty, it’s a small apartment I have, but I feel even too small to fill the goddam place. I must work, read, write, execute, do something. But to have permissions, I have to chmod myself.

disappear

Sunday, October 12th, 2003

i am not here
that’s not me

months already past

i’m gone
that’s not me

Rock school

Saturday, October 11th, 2003

Ne parlons pas du film en lui-meme. Il n’a aucun interet, sinon d’offrir quelques sourires faciles. David et Lexi m’y ont invite, merci a eux; je n’y serais pas alle sinon. Un faux instituteur qui apprend ‘le rock’ a des momes du primaire pour un concours de rock. Voila, rien a rajouter. Essayons, meme si ca fait un brin pretentieux, d’elever le debat: bon, cette fois on y est vraiment: le rock est entre dans la phase autoparodique. L’autoparodie, pour un genre artistique, c’est un peu son aboutissement. Il ne reste qu’a refaire ou defaire pour en sortir. Le genre a ses specificites, ses particularites, ses travers, et il faut croire que ca y est, le tour de la question a ete fait; du coup, on peut creuser le filon de l’inconscient collectif et etre sur que tout le monde rigolera en voyant un mec croire encore a Gibson SG. Moi, perso, je trouve ca assez triste.
J’avais eu la meme impression en allant au concert des mooney suzuki, a San Francisco. Cette impression que les pauvres gars sur scene etaient la pour donner aux pauvres gars du public les frissons demodes que leurs aines musiciens celebres (LZep, DPurple, BSabbath…) avaient suscites vingt-trente ans plus tot. Le probleme, c’est que je ne marche pas dans la combine. C’est trop artificiel, sorry, cette impression de visiter le musee grevin du rock’n roll. Ca me fait surtout mal au coeur pour les originaux. Je regrette vraiment qu’aussi peu de groupes cherchent a experimenter, creer quelquechose de vraiment nouveau. Pas une vague resucee desassortie de tout ce qui a ete digere avant. Quelquechose de vraiment nouveau: une nouvelle esthetique. Il s’en passe, des choses, ici, maintenant. Le tout c’est de tendre l’oreille.
Et chercher ceux qui tirent leur epingle artistique du carpharnaum ambiant.

My vampires eyes

Friday, October 10th, 2003

Sometimes i wish i could see through walls. i wish i could spot anything anywhere. Spot you in a crowd, making the rest glass transparent, and you, fluorescent. Spot my car keys in my studio. See through my skin, see through anybody’s skin. See the chemical flows of adrenaline inside their veins, see the blood coming up to the cheeks. See through cables, see behind screens, see elctrons thrown from me to you. See protons bouncing back and forth. See the microsopic and the gigantic. See inside. See behind. See through.

I spot you in the crowd with my vampire eyes