baisers mecaniques
Saturday, January 3rd, 2004embrassades glacees entre levres nickelees
se mettre au vert sans pour autant sortir de la ville (zero)
embrassades glacees entre levres nickelees
se mettre au vert sans pour autant sortir de la ville (zero)
Rentrer de vacances et trouver un desert. Statisme et silence. Moi je trouve ca tres bien, tres en phase avec mon immobilite du moment. Helene, elle, a l’inverse, cherche a bouger jusqu’a s’etourdir. Vous parler des bons moments de ce retour… Se lever a 4h du matin, et manger des casse-croutes aux radis en regardant la grande vadrouille (merci pere Noel). Regarder le soleil se lever et tirer des plans sur la comete: “qu’est-ce qu’on fait aujourd’hui? j’irais bien au musee d’art asiatique”, me dit Helene. Je n’ai envie que d’une chose, brancher mes oreilles a un casque ferme, et enregistrer mes brouillons de chansons laisses en plan depuis si longtemps. Ou alors partir me ballader sur les collines a l’entour, regarder la brume du Pacifique fondre sur les eucalyptus.
Il a fallu lutter contre le sommeil hier apres-midi, s’activer, se tenir alerte. Encore du the, patron. Remettre de l’ordre dans cette vie, focaliser mes pensees sur un point precis, laisser les particules d’idees se decanter. Je pense en vrac, ma cervelle tourne a pleins pots, ca mouline sec la-dedans. Je ressasse ces deux semaines passees en France, je ne sais pas comment vont se tenir les deux prochaines semaines sur autant de pensees mouvantes. Bzzz.
Flou. Il ne reste qu’un souvenir tres flou de ces vacances de Noel. Pourtant chaque seconde de ce court sejour en Lorraine aura ete mise a profit, optimisee, taillee sur mesure. C’est qu’il fallait que tout soit fait, et tout fut fait. Parmi les evenements marquants et non prevus (inutile de parler ici du reveillon de Noel…) je mettrais 1. des rencontres 2. du mouvement 3. des denouements.
Parlons rencontres. Fred, ce bon Fred, qui m’a presque cueilli a la sortie de l’avion, avec Olivier. J’adore Nancy, je m’y sens comme un poisson dans l’eau; la ville la plus mediterraneenne de l’est. Puis il y a eu Franck C., par hasard, dans la fnac de Metz surbombee. Moi, avec une angine-pharyngite blanche-aigue-rouge-verte -atchoum-, lui egal a lui meme. Je suis toujours super content de tomber sur lui a Metz, et j’aurais aime mieux manifester mon plaisir de le voir, malgre la fievre et l’etourdissement. Les choses semblent bien aller pour lui, il bosse avec Louis, chanteur francais qui monte (cf. Rolling Stone). Puis il y a JeFF, JeFF et Morgane: merci les amis, pour les chocolats, et les demos. Vous etes vraiment super gentils; on s’accorde bien la-dessus, Helene et moi. Je reparlerai de ces demos un peu plus tard. Puis il y a Zero; il me tardait de rencontrer Zero, et de me regaler en ecoutant sa demo ‘pour de vrai’. J’espere qu’on aura l’occasion de se revoir, monsieur Zero, et de causer plus longuement, j’espere vraiment. Enfin, Emilie R. sous son eternelle couronne de cheveux moussus et son sourire paillete. Nous avons clos ensemble ce sejour messin, en buvant sagement chocolats et tisanes dans un chouette petit bistrot -vide- place des roches.
Et la, nous sommes de retour a Stanford, Helene et moi, apres un voyage eternellement long. Depart de Metz a 3h du matin, Strasbourg a 6h, Paris a 8h, puis nous nous sommes enfermes dans l’avion a 11h, sous une veritable tempete de neige. Cloues au sol jusqu’a 17h, a cause d’une valve gelee. Une horreur. Puis nous avons decolle. La derniere image de France reste ce Roissy drape de neige, engonce dans une croute de glace que les saleuses s’acharnaient a briser, a la queue-le-leu, sur les pistes interminables. Puis le temps a remonte. Douze heures de vol passees en trois heures de temps. Raviolis gras, chips et kitkat. Nous avons vogue de nuit, sur un moutonnement opaque de nuages, pendus aux etoiles. Une nuit qui n’en finissait pas de durer. Les nuages n’ont ete creves qu’a la fin, lorsque San Francisco etait sous nous. Quadrillage de lumieres oranges a perte de vue. Immigration, douane, shuttle, maison, valises. Ca y est. On est la. Une bonne douche, et au dodo. C’est vrai qu’on croirait un long reve.