Archive for February, 2004

Edredon

Monday, February 23rd, 2004

Cette semaine s’annonce comme le col de ce trimestre. Difficulte croissante, puis redescente tranquille, pente douce. A la papa jusqu’aux vacances, le fameux spring break. Je vais avoir plein de choses a faire: jeudi, je soutiens ma PhD proposal defense (presentation de mes objectifs de these). Ca c’est deja beaucoup. Et je ne sais pas si je l’ai deja dit ici, mais je joue dans un groupe repondant au nom d’eiderdown, et nous allons participer a une ‘battle of the bands’. Je grince des dents. Reduire une activite creative, artistique, collegiale, a un concours de celui qui pisse le plus loin. Mais enfin, c’est le jeu ici. Dans toutes les universites, il y a une “battle of the bands”… Je joue de la batterie dans eiderdown, mon instrument d’origine, et je chante. Arvel joue de la guitare, Logan de la basse qui chiasse, David du Roland SH-101 et du Korg Prophecy, Julian de la gratte et du Farfisa. On bosse nos ebauches de morceaux…
Et comme si j’avais rien d’autre a foutre, voici une micro-etude sur les gros plans. Je vais m’y atteler davantage quand j’aurais le temps.

A l’ouest, rien de nouveau

Monday, February 16th, 2004

Vous lisez Steinbeck? Voici l’endroit ou se deroule l’excellentissime Cannery Row (rue de la sardine, en francais, je crois). L’aquarium de Monterey abrite de pures merveilles.

arTs and anTs

Sunday, February 8th, 2004

Dimanche soir. J’ai beau chercher et chercher encore, la semaine qui vient de se passer n’a vraiment pas ete palpitante. Quelques bons moments dissemines de-ci de-la, mais la moyenne n’est pas bien reluisante. Parmi ces quelques temps forts, il y a ce pique-nique devant la porte de l’enfer (c’est le nom d’un bronze d’Auguste Rodin, celui du penseur). Il y a aussi cette apres-midi gorgee de soleil, a absorber l’harmonie des belles choses au musee de Stanford. En deux heures de temps, un petit voyage rafraichissant au pays “de l’art visuel”. Art hindou, pop art, arts primitifs et renaissance… Que c’est bon de detendre son imagination en contemplant ces pieces eparses, preuves de l’existence et de l’universalite du petit genie de la creation. J’en avais bien besoin, j’avais l’impression que des toiles d’araignees commencaient a se former dans ma petite tete, a force de ne penser qu’a mon boulot du moment. Mais je m’emporte. On a pris quelques photos (je me suis un peu emporte la aussi).
Petite anecdote bien americaine: ce weekend, on fetait le 40eme anniversaire de l’arrivee des Beatles aux Etats-Unis. Le 8 fevrier 1964, les fabuleux quatre atterrissaient en effet a New York, pour passer au Ed Sullivan show. Le debut de la fameuse british invasion. Pour feter ca, la tres bonne radio San Franciscaine KFRC (prononcer ‘quequette farcie’) a eu l’audacieuse idee de programme un weekend ‘Beatles from A to Z’. Toutes les chansons, de A a Z, dans l’ordre alphabetique, toutes periodes confondues. Et rien que ca, aucun autre groupe. Pour epicer le tout, des interviews, des concerts, et des versions inedites des plus belles chansons. En s’y mettant le matin a 8h a la lettre A, ils devaient finir ce soir vers 22h (a 16h, c’etait a Love me do). Pour la petite anecdote, il n’y a pas de chanson des beatles commenceant par Q, ni par Z. Vous le serez pour votre prochain ‘petit bac’. Mes morceaux favoris? For the benefit of Mister Kite, Happiness is a Warm Gun, a Day in the Life… Du petit lait, tout ca.

Flux tendu

Monday, February 2nd, 2004

Certaines choses m’exasperent. Ce matin, tout un continent est sous le choc. Rendez-vous compte: en plein superbowl, des millions de bonnes familles se rejouissant du spectacle familial, enchanteur, feerique de cette finale de football americain, a eu le choc de voir le sein droit de Janet Jackson. Enfer et ratatouille. Ce sein scandalise, alors que voir des mecs habilles en panzer se foutre sur la gueule, ca, c’est le pied. L’Amerique ne virerait-elle pas sa cutille?
Et pendant que les gorges chaudes argotent sur la Janet, son frangin aux moeurs depravees, et sur MTV la chaine du diable, le compte-a-rebours continue. Voila que les poulets deviennent fievreux; des millions de morts potentiels nous dit-on. Le poulet comme ADM? Qui l’eut cru. Encore le productivisme qui s’emballe.