Den Haag
Sunday, November 27th, 2005Je tape ces quelques mots depuis la chambre de mon hotel a La Haye. Je surplombe des routes et des immeubles illumines depuis mon 9eme etage, mais rien ne bouge au dehors. Le decalage horaire m’a reveille avant l’aube. Si je me leve maintenant, je vais etre mort a trois heures cet apres-midi. Tant pis. Je ne supporte pas de rien faire. En arrivant a l’aeroport Schiphol d’Amsterdam, hier a midi, c’est-a-dire a trois heures du matin pour mon horloge biologique, j’ai ete plonge dans une douce odeur de soupe de pois casses, de pommes de terre, et un froid auquel je n’etais plus habitue. Ce froid qui fait faire des nuages a chaque respiration, et qui m’a casse la gorge. J’ai pris le train entre Amsterdam et La Haye, avec l’impression d’etre dans un TER, sur le plateau lorrain. Terre noire, ciel gris, soleil blanc. Quelques maigres silhouettes d’arbres depeces par l’hiver, quelques moulins immobiles, juste pour l’image d’Epinal. En arrivant, j’ai laisse tomber mon lecteur mp3 et j’ai ecoute ces conversations auxquelles je ne comprends rien que le son gutural. Le tram de La Haye etait rempli de blondinets qui allaient au musee, des gamins et des gamines qui chantainet des chansons en hollandais (broedertje jakoobsje, peut-etre). Je suis arrive a l’hotel, j’ai connecte mon pc au reste du monde, envoye deux trois mots, me suis fait chauffer du the au miel pour la gorge, et puis je suis tombe de sommeil, net, avec cette sensation etrange d’etre loin de chez soi, tout en se sentant un peu chez soi. L’Allemagne n’est pas bien loin, la Lorraine non plus.
Les gens sont accueillants, chaleureux, avec une beaute singuliere. Je vais ecrire encore, plus tard. A bientot.