Ca fait si 20eme siecle, et pourtant, j’adore acheter des disques. J’attache au moins autant d’importance au contenu qu’au contenant. Belle pochette, jolie ecriture, textes interessants, le disque est un tout qui ne se limite pas a quelques extraits sonores. Enfin je trouve. Bon alors, au menu cette semaine:
Jenny Lewis and the Watson Twins “Rabbit Fur Coat”
Helene dirait “encore une!”. Ce disque a tout pour lui. Une etrange originalite, avec des chansons calmes et lumineuses. Jenny Lewis ne s’encombre pas d’artifices, sauf peut-etre le luxe etrange d’etre entouree par deux jumelles mirroir, et d’un petit slapback sur la voix, pour se dedoubler encore. Un peu comme dans Big Fish, avec les deux siamoises surrealistes.
The Strokes “First Impressions of Earth”
Je m’etais jure de ne plus rien acheter aux Strokes tant le concert qu’ils avaient donne un soir d’Halloween 2002 etait minable. De vrais sales gosses. Pourtant, je crois que leur dernier album va finir par tourner en boucle. Il y a du y avoir un gros travail d’ecriture, et on sent une volonte tres forte d’enlever tout le gras surperflu qui encombre la plupart des groupes batterie/basse/guitare. On a droit a du fin, du fondant, du chaud. J’aime beaqucoup le son du guitarise Albert Hammond Jr. Moi qui voulait une Gibson, peut-etre que ce sera une Strat.
Bruce Springsteen “Devils+Dust”
N’etant pas un grand connaisseur, je me suis achete ce disque par curiosite. Le bouche a oreille marche bien pour cet album tres sombre et rapeux. Mes chansons preferees sont celles qui s’eloignent du mythe du bon vieux cowboy et qui parlent de choses plus simples et moins fantasmatiques. Je crois quand meme qu’il est temps pour l’Amerique de changer de vitesse et de laisser les cowboys la ou ils sont (qui a dit au “placard”!?).
Cat Power “The Greatest”
Une petite pensee pour madame puissance du chat, qui a du annuler sa tournee US pour des raisons medicales… Il ne faudrait pas qu’il lui soit arrive quelquechose de grave, elle doit encore avoir beaucoup de musique a donner. Cet album est assez epais, je trouve, un brin trop sirupeux a mon gout. Mais les melodies (bien cachees sous les arrangements) sont belles, la voix incandescente, et le piano se couche sur des textes bien leches.
Les arcanes de la vente en ligne predisaient la fin du concept “d’album” pour 2006. Fini l’exercice qui consiste pour un artiste a delivrer un paquet de chansons a la fois, de leur chercher une inspiration commune, de viser a une forme d’harmonie du tout. Je trouverais ca tres dommage.