Archive for June, 2006

Bois de houx

Monday, June 26th, 2006

En direct live de Hollywood, dans le gloom du petit matin.

J’espere que la folie du weekend va retomber. Samedi et dimanche, les boulevards et les avenues ont été prises d’assaut par des hordes de touristes, essentiellement americains, en quete de “celebrities” a croiser. Bizarrement, nous qui ne cherchons pas specialement a croiser ce genre de personnes, nous avons presque foncé dans la Mercedes de Mel Gibson, qui reajustait le couvercle de son gobelet de cafe en conduisant.

Visite du Lacma, hier, le Los Angeles County Museum of Arts. Un musee qui contient enormement de belles pieces, tres mal mises en valeur. Difficile de se pamer sur la non-pipe de Magritte quand elle se presente sur un mur olivatre, dans une lumiere faiblarde, sous un faux plafond moisi. Bel art islamique, et belles antiquites d’Asie, petite salle sur le Moyen Age en France (rare); un sacré pillage, tout de meme.

Bons concerts au Whisky-a-Gogo, sinon. J’aime bien l’ambiance glauque-glam du samedi soir sur Sunset. Je commence a me reperer dans la ville, et a meme trouver qu’elle degage une certaine chaleur humaine. A moins que ce ne fusse l’haleine des 12 millions d’Angelinos qui respirent tous le brouillard pollué.

Holding doors

Tuesday, June 20th, 2006

Beaucoup de choses ont change ces derniers temps. Un peu trop vite a mon gout, mais le changement apporte une certaine ivresse qui ma foi, n’est pas deplaisante.

On demenage, en moyenne, sept fois dans sa vie. J’en suis deja a plus, et pourtant je ne m’y fais pas. Ce n’est pas le changement d’environnement qui me gene, j’aurais meme plutot tendance a aimer le nomadisme. C’est le demenagement en soi. Les cartons de dix tonnes, les dons aux clochards du coin, la valse des poubelles, la perte de clefs a repetition, les portes a tenir avec la jambe, les voitures qui croulent, les bras qui s’allongent, le camping dans un appartement qui resonne le vide. Evidemment, a chaque fois, c’est flash-backs, souvenirs, photos, lettres, et tout un passe heureux qui ressurgit dans la poussiere brassee. Et puis vient le moment ou l’on referme sa porte pour la derniere fois, avec l’impression que derriere cette porte close, un morceau de notre passe nous quitte. Et puis on se met en route, et on passe outre tres vite, parce que ma bonne dame, c’est la vie.

Nous nous sommes d’ailleurs mis en route vers l’aeroport de San Jose, ou nous attendait l’avion pour Los Angeles. Trois semaines pour venir a bout de chaque allee et chaque contre-allee de ce Leviathan urbain, avant de revenir construire notre nouveau nid a San Francisco. Au centre-ville cette fois, youpi -sans jeu de mots. Stanford, pour info, etait a une quarantaine de minutes au sud du centre ville de San Francisco. La, nous serons en haut d’une colline en plein coeur de la ville. Chouette chouette. Et oui, je vais me refaire un petit “home-studio”, chose qui m’a manquee ces derniers temps, comme vous pouvez le constater dans la rubrique mp3 qui accumule la poussiere.

Allez, il faut que je coupe, l’heure allouee au visiteur de la bibliotheque de Santa Monica touche a sa fin.

A bientot.

Dr. H