Archive for the ‘Junk’ Category

test trackback

Sunday, July 17th, 2005

Rock music is for grannies now. Rock music is for grannies now. Rock music is for grannies now. Rock music is for grannies now. Rock music is for grannies now. Rock music is for grannies now. Rock music is for grannies now. Rock music is for grannies now. Rock music is for grannies now. Rock music is for grannies now. Rock music is for grannies now. Pop music is for kids now. Pop music is for kids now. Pop music is for kids now. Pop music is for kids now. Pop music is for kids now. Pop music is for kids now. Pop music is for kids now. Pop music is for kids now. Pop music is for kids now. Pop music is for kids now. Pop music is for kids now. Pop music is for kids now. Pop music is for kids now. Pop music is for kids now. Pop music is for kids now. Pop music is for kids now. Pop music is for kids now. Pop music is for kids now. Pop music is for kids now. Pop music is for kids now. Pop music is for kids now. Pop music is for kids now.

La nef des fous

Sunday, May 15th, 2005

Les gens normaux n’existent pas. J’en suis venu a cette conclusion lapidaire hier, lors d’un barbecue au bord de la piscine chez Lali. Californie version nef des fous, puissance dix. On se serait cru dans une piece d’Ionesco. D’abord, il y avait le russe qui soutenait a qui voulait l’entendre combien son cher president etait humaniste. Raconter des salades en buvant de la biere lui aura fait perdre $13 et ses illusions. Ensuite, il y a le couple de films X: une belle caricature de quadra sur le retour, bronzage integral, sourire polident, epilation torsale soignee, qui trimballe sa bimbo et sa cargaison de poumons. Apres s’etre eclipses dans la maison, ils reviennent habilles en Elvis et en danseuse. Et puis il y a l’anglais et ses rouflaquettes, encore sous le coup du decalage horaire, qui parle de pounds et de pence. Et puis il y a le Francais a l’instinct gregaire (redoutable celui-la) qui traine l’oreille dans toutes les conversations a la recherche de l’autre francais providentiel, pour partager quelques poncifs sur la vie ici. Et puis la Chinoise, qui vient juste pour bouffer des ortolans gratos.
Tout ca joyeusement autour d’un barbecue et d’une piscine, sous le soleil de Californie. La norme n’existe pas. Les gens normaux encore moins.

La touche legere

Thursday, April 14th, 2005

Je ne sais pas si vous avez remarque, mais je crois qu’on a enfin atteint un important point d’equilibre dans l’esthetique.


Les sons compresses commencent a se decompresser.
Les contrastes reviennent aux nuances.
Les actions cedent du terrain aux idees.
L’agitation cede un peu de terrain a la quietude.

Apres trois decennies de marche sure vers une esthetique de la force, on se pose, et on revient a une esthetique apaisee. La vitalite des annees soixante-dix s’etait lentement approchee d’une certaine forme de brutalite esthetique. Dans ce procede, les extremes n’ont pas vraiment change; c’est le centre de gravite, le tout-venant esthetique, qui s’est deplace. Une lente mais sure marche vers une esthetique de la force, appliquee a tous les domaines: musique, litterature, peinture, cinema, et meme dans les relations sociales. En musique, c’est l’hypra-compresse qui gagne, la limite du supportable. Ca bele, ca braille, ca pulse; c’est au mieux tres dynamique, au pire tres agacant. La nuance etant un signe d’obsolescence, on mise tout dans la puissance. En peinture, je vois des galeries pleines d’abstrait a haute teneur en contraste, de la peinture epicee, vitaminee, de la ligne sombre et forte. Les sujets sont dramatiques, ou pour le moins exagerement dramatises. Les quelques romans recents que je lis sont tous “haletants, frenetiques, palpitants”, et d’ailleurs, moi, je ne lis plus, je devore. Les films, n’en parlons pas, c’est peut-etre meme la que c’est le pire. Le nombre de fois ou je fais des saltos dans mon slip [attention ceci n’etait qu’une expression] en regardant un film au cinoche… il ne faut pas etre cardiaque pour voir certains films en super Dolby dans ta face. Et meme en “conversation”, tiens. Faites attention la prochaine fois que vous conversez avec le premier interlocuteur que la providence vous jette en pature. Comptez les points d’exclamations que vous pourriez mettre au bout de ses phrases, c’est effrayant. “Salut! Quelle belle journee! Attention! Vous marchez sur la queue de mon teckel!”, etc etc. On n’en finit plus. Vous remarquerez d’ailleurs qu’on croise peu de points d’exclamation sur cette pages; c’est fait expres. Et toc.

On en revient. Le centre de gravite repart tout doucement vers une esthetique plus claire et plus legere. Une touche plus fine.

Tour de Babel

Monday, April 4th, 2005

Je suis convaincu qu’un site internet est interessant autant par son contenu que par ses passerelles vers d’autres sites interessants. C’est en effet en butinant a droite a gauche, de site en site, que j’ai fait de bien bonnes decouvertes. Hors, la page que vous etes en train de lire contient finalement assez peu de liens vers le vaste monde, et cela faisait un moment que je me demandais si j’allais pas ajouter une belle liste de liens dans ma colonne de droite, vide par souci d’equilibre. Un peu comme le font la plupart des blogs qui se respectent, avec des liens classes par categories, puis par ordre alphabetique, puis par date de naissance, puis par frequence dapparition de la lettre ‘g’ dans le titre, un truc comme ca. C’est fonctionnel, clair, precis - je suis sur qu’il y a meme des scripts permettant une gestion optimisee des liens.
Mais je suis plutot du genre bricoleur, et j’aime beaucoup faire intervenir le hasard. Ceux qui se sont deja aventure a cliquer sur la petite photo aleatoire qui s’affiche en bas de ma colonne du milieu (oui, la) ont pu se rendre compte que les associations aleatoires faisaient parfois “jaillir” du sens - on peut lire ce qu’on veut dans l’aleatoire, c’est une de ses forces.
J’ai donc decide que oui, j’allais mettre une page de liens sur ce site, mais que non, elle ne serait ni organisee, ni immuable. Ce serait plutot une sorte d’empilement hasardeux de liens vers des pages que j’aime aller lire, des amis, des inconnus sympathiques, des oeuvres charitables. Cet empilement de liens, sans forme, sans structure ce trouve la: random ziggurat, et j’ai ajoute une petite ligne pres de la photo aleatoire pour y acceder. Comme ca, je peux rendre la pareille a tous ceux qui me lisent et me lient. Allez faire un tour, au petit bonheur.

Langage infini

Wednesday, March 2nd, 2005

Le langage est infini. On peut facilement le tordre, le modeler, le deformer; c’est presque trop facile meme: lol ptdr. En revanche, il est nettement plus difficile de l’etendre, d’en pousser l’enveloppe, tout en gardant le souvenir de ses contours. Allons-y pour un tel exercice d’imagination. Inventons des mots.

De la feneste: petite fleur tres fragile, en forme d’etoile; elle ne pousse qu’aux endroits d’activite intellectuelle intense. Le carthame: selon moi, c’est un tissu fin et soyeux d’Afrique du Nord. Pour Helene, plus moderne, c’est un coffret dans lequel on range les BN (les biscuits). Une sous-tuppe: c’est une petite epingle a chapeau, en vieux francais. Un vitulaire: petit insecte piquant comme une epingle, qui se nourrit de bois de charpente. Une veluze: petit requin innofensif, vivant dans les pare-brises de voiture. On en voit parfois l’aileron quand les essuie-glaces fonctionnent. Les Angelines: fetes paysannes tres arrosees qui se tiennent juste avant les vendanges, pour faire de la place dans les caves. Elles ont ete interdites sous Pie VI (juste avant la Revolution), et se pratiquent encore clandestinement sur les coteaux de la Moselle.

Tout est si simple avec des mots.

Sous une pluie battante

Sunday, January 9th, 2005

Nettoyage lessivage mais au final, rien

De la grele sur la Highway 101,
du gravier dans le pare-brise;
on roule en machant des caillasses
vers l’horizon flou et les couleurs greiges.

Tout ce bordel ambiant qui ne se rince meme pas;
les caniveaux debordent de melasse.

Le chauve faisait des boites en etain,
avec du papier decoupe, deux couches de vernis,
“ta photo sur une boite pour 20 dollars”
La belle idee; j’y mettrai de la semoule.

Et comme il a plu toute la journee,
on a completement demenage notre appartement.
C’est fou comme le bordel qu’on a dans la tete
se range en meme temps que celui qu’on a chez soi.

L’occasion de retrouver un vieux fluide glacial “or serie”
et des affiches du concert d’Emmylou Harris,
du chocolat a la lavande, des bricolages d’oeuf kinder.

Il y a du feng shui dans l’air, la maison respire.
Dormons tranquilles - nos caniveaux clapotent,
nos egouts bouillonent, et nos oceans cavalent au loin.

Halloween

Saturday, October 30th, 2004

helloween.jpg

Happy Halloween, kids.
Trick or treat! This year, you might get a new president.

…You scared?

Wanna feel the ultimate thrill?

It gets really scary
here
here
here
here
here
here
here
here
and here.

edit: hier soir, en rentrant chez moi, qu’est-ce que je trouve sur mon repondeur? Un message d’Arnold Schwarzenegger, en personne ! Avec son pur accent autrichien, le gouvernator nous incite a aller voter, et a voter dans le sens ou ca l’arrange. Si c’est pas effrayant, ca.

Street Drummer

Tuesday, June 17th, 2003

Street drummer in SF, close from Market street.