Archive for the ‘Listen’ Category

10 septembre, Elixir, Metz

Tuesday, August 17th, 2004

Je serai en concert a Metz, a l’Elixir, rue Mazelle, le vendredi 10 septembre. Ce concert que j’attendais avec impatience commencera a l’heure de l’apĂ©ro et jusque 22h, avec les amis d’Upcoming Split. Ca va etre une premiere pour moi.

Apres un mois de juillet sur les chapeaux de roues, un mois d’aout qui a disparu dans les failles de l’inter-continuum espace-temps, le mois de septembre s’annonce plus serein.

En attendant de vous raconter tout ce qui s’est passe cet ete quand j’aurais autre chose qu’un modem (mariage, concerts, vacances, cambriolages, fiestas, demenagements, etc etc), on part en Australie demain.

Ciao ciao, amusez-vous bien, tous, et venez nous voir le 10 septembre!

Nouveaux mp3 postes

Wednesday, June 30th, 2004

Ca faisait un moment que je n’avais plus mis en ligne de nouveaux mp3. C’est decide, aujourd’hui, je m’y colle. Il y aura donc environ 5 nouvelles chansons, qui finiront peut-etre sur une demo intitulee “TempoDown”.
Espoirs de concerts
Je distribuerais cette demo si j’ai l’occasion de faire des petits concerts a Metz, a Nancy, ou ailleurs en Lorraine. Je vais commencer a chercher des bistrots qui m’acceptent, avec tout mon bazar (guitare+effets+samplers+bazar infame).
Un petit mot sur les nouvelles chansons. Il ne s’agit que de versions ‘demos’ enregistrees a la maison sur mon PC. Parfois tres vite (ex: Splash like tomatoes). Rien que des petites chansons qui flottent par la, comme on tient un journal, pour consigner un etat d’esprit, une idee, une melodie.
Voue aux demons du grand continent?
Pourquoi en anglais me direz-vous? Habitant en Californie, ca vient tout seul en anglais. Mais ce n’est pas une regle de conduite absolue; si les mots francais collaient mieux, je n’hesiterais pas une seconde a chanter en francais. Mais dans le fond, c’est m’est egal si c’est en francais, en anglais, ou en javanais.
Voila, j’espere que ca vous plaira.
Bonne ecoute.


TempoDown
The 7other Me (demo)
Sweet Shop (demo)
Splash like Tomatoes (demo)
Low Profile (very pourrie demo)
Every Second (demo instrumentale)


Sinon, il traine toujours un petit mp3 de Seismic Shivers, et des vieuseries de chansons posees la, en vrac, issues de la demo precedente “Menlo Park” (dec. 2002).

Tortoise

Thursday, June 3rd, 2004

Concert de The Eternals, Beans, et Tortoise au Bimbo’s 365, sur Fisherman Warf. Entre ragga, post-rock, et sculpture sonore. Il s’est trouve que Tortoise passait ce mardi au Bimbo’s 365, et il s’est trouve que Ole et moi, nous nous trouvions precisement au Bimbo’s ce soir la. Salle etonnante, a mi-chemin entre le velour capitonne des lounges retro et les scenes spatiales ou cliquetent les diodes. Bien a l’image de ce groupe finalement. La disposition de scene etait pour le moi etonnante, on oserait presque parler de scene a l’envers: deux batteries se faisaient face sur l’avant scene, deux xylophones barraient les cotes, et les amplis guitare et basse etaient remise a l’arriere plan. Pendant tout le concert, les cinq membres du groupe se sont alternes aux differents instruments. Les morceaux les plus terribles ont ete sans conteste les morceaux a deux batteries. Excusez du peu: deux batteries qui se calent et se decalent, se cherchent dans les contre-temps, s’attrapent, se perdent. Toute cette dynamique taille dans le ronron melodique des basses/guitares souvent mouillees d’effets planants. Tortoise passe au Luxembourg bientot (debut juillet je crois). Ceux qui sont dans les parages se doivent d’aller voir ca.
Les premieres parties etaient “etonnantes”: The Eternals, groupe de la scene post-rock chicagolaise a tendance ragga (les moulinets de jambe du chanteur rattrapent largement ses approximations vocales) et Beans (Warp, ex- Anti-pop consortium), qui rappait sur le son de son seul instrument: un lecteur CD. Sorte de karaoke Ebonics ameliore.
Enfin, c’etait une tres bonne soiree, merci Bimbo’s, on reviendra.

David Jacobs Strain

Monday, May 31st, 2004

Punaise. Je viens d’assister a un des meilleurs concerts qu’il m’ait ete donne de voir sur le campus de Stanford. Il s’agissait d’un petit gars nomme David Jacobs Strain. C’etait epoustouflant: lui, tout seul, avec une vieille Gibson et un ampli regle a fond la caisse, jouant du blues facon Lightin Hopkins - c’etait chaud bouillant, comme dirait Jerome P. Son ampli gresillait fort au moindre effleurement de sa gratte. Du blues ecorche vif, hypnotique et envoutant. Hot hot hot. J’en suis reste baba.
La surprise de la soiree
Les autres groupes a cote, faisaient pale figure. Le funk-groovy-propret de the elements ne lui arrivait pas a la cheville. De la musique d’ascenseur, oserait-on dire; meme si les musiciens avaient bien appris leurs lecons. Brian Laidlaw, juste avant, a fait prestation honorable - il faut dire que les songwriters beaux gosses qui se le jouent Dave Matthews, ca m’agace toujours un peu; meme si c’etait objectivement pas mal. Je suis toujours surpris devant l’application avec laquelle les musiciens essaient d’imiter les autres musiciens plus connus. Et quand on voit tous ceux qui restent sur le carreau, on se dit qu’une idee originale ne marche qu’une seule fois - des qu’elle a ete exploitee, fini, plus la peine de reessayer de faire pareil. Alors autant innover, ou au moins donner l’impression d’innover.
Magie blanche
Mais la, le jeune bluesman a cloue tout le monde sur place. Remballez votre matos et vos gadgets hors de prix: une vieille Gibson et un ampli au bord de l’explosion et le monde vous appartient. Pas besoin de jouer comme un dieu. Pas besoin de claquer des solos a faire palir un peau rouge. Non. Juste de l’emotion et de la puissance brute. Brutale, meme. Une grosse baffe a tous les artistes de canape, une bonne paire de gifles a tous les gratteux de camps de scout. Dix tonnes d’ame, rien de plus.

Le Kit

Sunday, April 25th, 2004

Rejouissons-nous de l’ouverture du site du kit. Je suis emerveille.

Kill Bill vol. 2

Monday, April 19th, 2004

Flowers of carnage… Ce dimanche, nous avons ete voir Kill Bill, avec Guillaume (aka Bill, aka Wilhelm). Vraiment, j’adore ce film. Le volume 1 avait deja fait fremir ma moustache, et le deuxieme volet a acheve de me seduire. Ce Tarantino alors, quel flibustier de la camera. On se demandait, Bill et moi, s’il n’y avait pas quelquechose entre lui et la miss Thurman; c’est pas possible de mettre aussi bien quelqu’un en valeur…
Pour ceux qui patientent encore un peu, de l’autre cote de la terre, je ne vous raconterai pas la fin. Je vous laisse a la voix enfantine et douce de Nancy Sinitra, sur un air de guitare vibrant, faussement desinvolte.
Bang bang.

Blacky Ranchette

Tuesday, March 16th, 2004

He begins to dig between the oily weathered railroad ties that lie half rotten
He builds himself a little shallow grave
Though normally he does not stand half as brave
And his world is this hole now

And soon enough a million tons of trains passes inches overhead
Soon enough he emerges from his emergency and stands undead
Underneath the spangle of a new born sky
He fells ten times more alive

Ten times more alive.

Dark Chords on a Big Guitar

Sunday, March 14th, 2004

Voici le titre du dernier album de Joan Baez, un titre tres evocateur de l’ambiance sombre et profonde de cet album noir et blanc. J’en entends deja qui se marrent au fond: “ouaaaais, Joan Baez, c’est une ancetre, elle est dans son trip je-suis-une-artiste-sereine-et-j’assume”. Ben detrompez-vous. Pour l’avoir vue vendredi soir au Fillmore, c’est une cure de jouvence pour les oreilles. On comprend, a l’entendre, la puissance de feu d’une chanson, et on se rend compte que chaque chanson, chaque parole publique, est une occasion de dire des choses importantes. Il ne faut pas laisser passer cette chance, dans un monde ou la musique s’aseptise. On vous donne un micro, servez-vous-en au mieux.
Sur son dernier album, Joan Baez interprete notamment des chansons ecrites pour elle par des gens comme Ryan Adams, Gillian Welch, ou encore Steve Earle. Amis de la chanson sombre, entrez sans crainte. La scene se pretait d’ailleurs tres bien a l’ambiance ‘murder ballads’. Pour l’accompagner, un batteur, un bassiste, un lap-steel guitariste, et un guitariste. Le batteur avait ceci de special qu’il jouait avec des objets divers et varies: baguettes enrobees de bandelettes de tissu, balais de jazz gigantesques, des cymbales tres larges et fines, des grelots et percussions en tous genres. L’assise rythmique etait tres ‘tribale’, tres lourde, avec des chatoiements comptes de cymbales rivetees. Le guitariste etait lui aussi tres tres original. Duke Mc Vinnie, de son petit nom. Description du personnage: costume noir, lunettes fumees, une bonne fin de cinquantaine, visage creuse, immobile, voix d’outre-tombe. Il jouait tantot sur une enorme Gretsch rutilante, tantot sur une sombre Fender Jaguar, toutes les deux torturees d’effets en tous genre, avec des sonorites douces et profondes de grand canyon. Sa presence sur scene avait quelquechose d’hypnotique, et la noirceur de son charisme contrastait a merveille avec les sourires rayonnants de Joan Baez.
La premiere partie du concert valait elle aussi son pesant de petits pois. Erin Mc Keown, une jeune Americaine, super a l’aise dans sa grande robe, toute seule avec sa belle guitare (une Gretsch aussi, couleur bleu cadillac). Elle a enchaine ses chansons gaiement, intelligemment, avec la fraicheur d’une petite fleurette.
Je reviens deux secondes dans les noirceurs de la musique roots americaine. Le studio Wavelab dans l’Arizona n’en est pas a sa derniere merveille; pour ceux qui connaissent, le groupe Calexico est en le temoignage. Mais dans un registre bien plus confidentiel, Blacky Ranchette, groupe de Howe Gelb, a sorti un album que je m’ecoute en boucle en ce moment (still looking good to me). Si l’album passe l’Atlantique, je vous le recommande chaudement. Voila, c’etait ma petite rubrique “cotton-tige”. Nettoyons-nous les oreilles :-)

La Metamorphose

Tuesday, March 2nd, 2004

Alors que la seve monte, que le printemps affleure, que la nature se ragaillardit, voila t’y pas que le departement de theatre de Stanford nous propose -coincidence- la Metamorphose. Forcement, on ne va pas louper ca. C’est pourtant tres automnal, la Metamorphose. J., le guitariste de eiderdown, nous a file le tuyau, on va y aller.
Et puis tant qu’on y est, l’association Pave (’e’ accent aigu, grande absente de mon clavier ricain) presente une compil vraiment chouette de groupes du coin de Thionville. Ca merite vraiment le coup d’oreille. Cette association fait perdurer l’esprit du Gueulard, si on peut dire. Le Gueulard etait une salle dont la renommee depasse largement les berges rouillees de la valle de la Fensch. Cette vallee, prospere en son temps, aura trouve son ecrin musical dans ce bistrot bien a l’image du coin: sans chichis, mais irreprochable; modeste, mais exigeant; en gros: simple mais bien. Et efficace. Pour avoir eu le privilege d’y jouer en 97 (avec mon groupe du lycee), je peux dire que rarement l’accueil aura ete si bon et ‘pro’ qu’au Gueulard de Nilvange. Putain: mai 1997 ! Ca fait deja presque 7 ans. J’avais 17 ans, des grands t-shirts troues, et les cheveux longs. J’en vois qui rigolent au fond.
Tant qu’on y est, j’ai lu la Metamorphose en 1995; je me rappelle tres bien. Et ca aussi, ca m’avait fait comme une sorte de fussoir.

Comme quoi, ce qu’on est, on le reste.

Edredon

Monday, February 23rd, 2004

Cette semaine s’annonce comme le col de ce trimestre. Difficulte croissante, puis redescente tranquille, pente douce. A la papa jusqu’aux vacances, le fameux spring break. Je vais avoir plein de choses a faire: jeudi, je soutiens ma PhD proposal defense (presentation de mes objectifs de these). Ca c’est deja beaucoup. Et je ne sais pas si je l’ai deja dit ici, mais je joue dans un groupe repondant au nom d’eiderdown, et nous allons participer a une ‘battle of the bands’. Je grince des dents. Reduire une activite creative, artistique, collegiale, a un concours de celui qui pisse le plus loin. Mais enfin, c’est le jeu ici. Dans toutes les universites, il y a une “battle of the bands”… Je joue de la batterie dans eiderdown, mon instrument d’origine, et je chante. Arvel joue de la guitare, Logan de la basse qui chiasse, David du Roland SH-101 et du Korg Prophecy, Julian de la gratte et du Farfisa. On bosse nos ebauches de morceaux…
Et comme si j’avais rien d’autre a foutre, voici une micro-etude sur les gros plans. Je vais m’y atteler davantage quand j’aurais le temps.