La derniere fois que j’ai eu l’occasion de donner un concert en tant que batteur dans un groupe, ca doit remonter a l’epoque ou on ecumait les bars nanceens et les soirees etudiantes avec Sergent Pochet et nos amis les Blue-Haired Girl [tiens ils existent encore !]. Entre 1999 et 2001 - les sonometres s’en souviennent encore. Depuis, expatrie loin de ma mere-batterie, je me suis mis a la guitare et a l’electronique. Un choix esthetique que j’avais envie de faire depuis toujours. Mais la, je dois dire que le premier concert du ‘Yellow Submarine’, vendredi soir dernier, m’a definitivement et resolument rappele le bonheur que procure le matraquage de percus en public. Yellow submarine est une sorte de groupe-farce, que nous avons decide de cantonner aux reprises des Beatles, un petit zeste de second degre la-dessus. Comble du comble, nous voila en train de jouer dans une soiree dansante facon ‘prom’ de American Graffiti: she loves you, eight days a week, you’ve got to hide your love away, here comes the sun, with a little help from my friend, taxman… On peut penser que la creativite ne se satisfait pas de reprises, mais au contraire; j’ai appris ce soir-la que s’approprier le langage musical de quelqu’un d’autre permet d’enrichir considerablement le sien. Apres un concert pareil, on a les idees qui se remettent en place. Les 200-250 personnes qui etaient venues ont commence a danser comme des possedes, a toute allure, et je fixais le spectacle de leurs rondes en tapant sur mes futs jusqu’a l’hypnose. La musique doit retrouver cet etat d’urgence, cet etat de transe, cette instabilite qui menace a tout moment de tout faire chavirer dans le chaos. L’experience fut excellente, et certainement a renouveler. Je souhaite a n’importe quel musicien, peu importe le style, peu importe la motivation, de reussir a faire danser, bouger, vibrer a l’unisson tout un gymnase au simple son de sa musique. Note a moi meme: toute future compo devra comporter suffisamment de peche pour faire danser/vibrer/reagir un mort. Il faut que je travaille la-dessus. De la dynamique, que diable.
Et pour finir, quelques liens:
Un blog par jour: site de recensement de blogs, ou j’ai eu le plaisir de figurer, par un hasard heureux. [Re-note a moi-meme: je n’ai jamais vraiment cru que mon site etait un “blog”. Au depart, ce n’etait meme pas vraiment un site internet frequentable. Disons que c’est juste un petit carre de memoire-serveur que je tiens a jour avec les outils les plus commodes pour ce faire. D’ou peut-etre le style un peu plus austere, sans colonne de liens (pardon d’ailleurs a ceux que je lis sans lier), sans banniere du haut, sans milliard de chouettes gadgets. D’ou peut-etre aussi l’absence des fonctions standards dont dispose n’importe quel blog digne de ce nom (trackback, photoblog, commentaires fancy,…). Je m’autorise juste une petite validation w3c et rss, et la possibilite de commenter. Et surtout ne vous genez pas, allez-y. Mais je ne me fache pas si on ne commente pas. Le silence discret des quelques lecteurs anonymes et fideles me satisfait largement.]
Bon, tout ca pour dire que je vis le blog en douceur. Helene, d’ailleurs, a decide de se mettre aussi a tenir un carnet a jour. En tant que journaliste, elle n’a que peu de temps a consacrer a cet exercise de style, mais peut-etre que cela l’aidera a faire son trou encore un peu plus. Avec sa plume comme seul arme, la voila sur Highway 280. Sans plus attendre, reportage.