Archive for the ‘Look’ Category

San Francisco by the detail

Sunday, February 19th, 2006

Je viens d’essayer le script JAlbum, un script de creation d’albums web recommande par Julien du site Pas Longtemps, et je dois dire que pour l’adepte du Do-It-Yourself que je suis, c’est difficile de faire mieux. Interface propre et claire, fonctionnalites superieures a celles que j’attendais, et le tout gratuitement. Bravo aux concepteurs, c’est du travail de pro, comme on dit dans les bonnes boites d’outillage. Pour feter ca, je remets en service les albums photos, petit a petit, en commenceant par une serie d’images toutes prises a San Francisco, ville que je finis par adorer jusqu’a l’obsession. Bientot six ans que je suis la, et le coup de foudre urbain ne s’emousse toujours pas…

Pour changer des magnifiques panoramiques du Golden Gate, j’ai decide de faire ca par le detail. Allez, hop, cliquez sur la bande en haut…

Yellowstone

Tuesday, October 18th, 2005

Bon. Je pense avoir a peu pres reussi a stabiliser le site sous Movable Type 3.2. J’aime bien ce logiciel, meme si honnetement, je n’ai jamais essaye wordpress ou dotclear; essentiellement parce que Stanford met a disposition un cgi-bin, mais pas de SQL. Bref. Le vrai probleme, c’est que je n’aime pas les solutions clef en main, et j’aime bien savoir ce que je fais, au risque de passer beaucoup de temps a regarder dans le ventre de la bete. Je crois qu’il y aurait donc eu autant rintintinage avec n’importe quel autre soft.Ceci etant, si vous remarquez des choses bizarres sur ce site, ecrivez-moi.

Changement de sujet; je profite de ces quelques posts d’essai pour mettre en ligne des photos de cet ete, a Yellowstone. Je vous laisse seul juge, face a la grandeur de l’endroit.

L’image sans le son

Saturday, October 1st, 2005

Quelques photos prises a la volee, lors de concerts a Metz, avec Maddy Faetherstone la premiere fois, et avec Jupiter and Beyond the Infinite la seconde fois. Un vrai plaisir. D’ailleurs, j’invite le lecteur assidu que tu es a aller piocher du cote de la radio-blog de Zerodegre, pour ajouter le son a ces images. Girls just wanna have fun.

Los Angeles

Friday, July 29th, 2005

Quelques photos de notre petite viree a Los Angeles, le weekend dernier. Cette ville jouit d’un statut tres particulier, et je trouve qu’on y sent plus qu’ailleurs une sorte de gigantisme mele de superficialite. Une ville somptueuse en carton-pate, et cette metaphore file jusque dans l’attitude des autochtones.

Illustration de cette grandeur et decadence de l’empire: les precheurs de rue. Je n’en avais jamais vu, et je n’avais d’ailleurs jamais eu affaire avec l’un d’entre eux. Eh bien sur Hollywood boulevard, on peut vous sermonner sur le bon dieu en vous tendant des faux billets d’un million de dollars. Les arguments sont evidemment fallacieux; apres tout, ils ne font que repeter les mensonges qu’on leur a rabache - aucune rationnalite a y trouver. Mais je me suis demande si ces precheurs de rue, des jeunes “cool”, qui arranguent les masses avec violence, etaient communs. A Teheran ou a Lagos, peut-etre, et encore, je me demande.

Je n’ai rien contre les bondieuseries. Chacun est victime de ses superstitions propres, en general leguees par tradition familiale. Mais l’etalage public de discours communautarisants et irrationnels me semble extremement dangeureux pour la societe. Je vois d’un tres mauvais oeil cette religion qui s’immisce pernicieusement dans la sphere sociale, politique, et meme economique, et je commence a croire que le discours religieux, pousse juste un cran plus fort, est en train de rendre le monde fou.

Edit: Tres bon article a ce sujet chez Sale Bete.

Aux pieds des geants

Sunday, July 10th, 2005

Viree californienne, ce weekend, en trois etapes: Sequoia National Park et ses monuments vegetaux, San Juan Bautista et son passe missionaire, et Salinas, sous la plume minutieuse de Steinbeck. Ca fait du bien. Nous sommes fourbus, mais ravis. Allez, dodo. Je vous laisse avec quelques photos, en attendant d’avantage de texte.

Here there and everywhere

Monday, May 23rd, 2005

Encore une experience bien californienne: au moindre rayon de soleil, poser ses instruments dans le backyard d’une belle maison residentielle, avec garage sur le cote et petit carre de pelouse sur le devant. Jouer jusqu’au crepuscule, pour les jeunes qui passent dans le coin, avec biere, margaritas, et brochettes.

Comme le disait Fred dans un expose tres eclairant sur le sujet, le punk californien, a l’inverse de son homologue anglais, a perdu le tranchant de sa rebellion et son etat d’urgence. En guise de message lourd, il s’amuse a parler de soleil, de plage, et de fiesta. Je comprends un peu pourquoi.

On the bayou

Saturday, March 19th, 2005

Autour de Baton-Rouge, des marecages. Dans les marecages, tout un monde: lezards, serpents, tortues, alligators et autres sauriens. Des oiseaux par milliers, a tel point que les arbres croulent sous leur poids. Des betes etranges aussi: des ouaouarons, des chevrettes, des ragondins, des serpents-mocassins… Installes ici depuis deux siecles, les cajuns prennent un plaisir immense a nous faire decouvrir leur vie dans cet environnement riche et mysterieux. Les bayous.
Je reviens aussi sur ma premiere impression de Baton Rouge: passer un vendredi soir ici m’a permis de constater que cette ville n’est pas aussi ‘white thrash’ qu’il y paraissait; culturellement parlant, la ville bouge meme enormement. Le quartier de l’universite de Louisiane vaut le detour. Les fantomes de REM trainent encore. La radio locale de l’universite, KLSU, passe vraiment de la bonne musique (notre bande-son de ces derniers jours).
Les plantations disseminees dans cette ville sans centre, valent aussi le detour. On y comprend mieux ce qui sert de ciment a cette Lousiane, une terre ou se sont meles, dans des circonstances souvent difficiles, des peuples africains, europeens, creoles, indiens.
Avec toute cette vie, ces differentes cultures, et la chaleur de l’accueil qui nous est reserve partout, sans exception, nous sommes sous le charme.

Yellow Submarine

Sunday, February 20th, 2005

La derniere fois que j’ai eu l’occasion de donner un concert en tant que batteur dans un groupe, ca doit remonter a l’epoque ou on ecumait les bars nanceens et les soirees etudiantes avec Sergent Pochet et nos amis les Blue-Haired Girl [tiens ils existent encore !]. Entre 1999 et 2001 - les sonometres s’en souviennent encore. Depuis, expatrie loin de ma mere-batterie, je me suis mis a la guitare et a l’electronique. Un choix esthetique que j’avais envie de faire depuis toujours. Mais la, je dois dire que le premier concert du ‘Yellow Submarine’, vendredi soir dernier, m’a definitivement et resolument rappele le bonheur que procure le matraquage de percus en public. Yellow submarine est une sorte de groupe-farce, que nous avons decide de cantonner aux reprises des Beatles, un petit zeste de second degre la-dessus. Comble du comble, nous voila en train de jouer dans une soiree dansante facon ‘prom’ de American Graffiti: she loves you, eight days a week, you’ve got to hide your love away, here comes the sun, with a little help from my friend, taxman… On peut penser que la creativite ne se satisfait pas de reprises, mais au contraire; j’ai appris ce soir-la que s’approprier le langage musical de quelqu’un d’autre permet d’enrichir considerablement le sien. Apres un concert pareil, on a les idees qui se remettent en place. Les 200-250 personnes qui etaient venues ont commence a danser comme des possedes, a toute allure, et je fixais le spectacle de leurs rondes en tapant sur mes futs jusqu’a l’hypnose. La musique doit retrouver cet etat d’urgence, cet etat de transe, cette instabilite qui menace a tout moment de tout faire chavirer dans le chaos. L’experience fut excellente, et certainement a renouveler. Je souhaite a n’importe quel musicien, peu importe le style, peu importe la motivation, de reussir a faire danser, bouger, vibrer a l’unisson tout un gymnase au simple son de sa musique. Note a moi meme: toute future compo devra comporter suffisamment de peche pour faire danser/vibrer/reagir un mort. Il faut que je travaille la-dessus. De la dynamique, que diable.

Et pour finir, quelques liens:
Un blog par jour: site de recensement de blogs, ou j’ai eu le plaisir de figurer, par un hasard heureux. [Re-note a moi-meme: je n’ai jamais vraiment cru que mon site etait un “blog”. Au depart, ce n’etait meme pas vraiment un site internet frequentable. Disons que c’est juste un petit carre de memoire-serveur que je tiens a jour avec les outils les plus commodes pour ce faire. D’ou peut-etre le style un peu plus austere, sans colonne de liens (pardon d’ailleurs a ceux que je lis sans lier), sans banniere du haut, sans milliard de chouettes gadgets. D’ou peut-etre aussi l’absence des fonctions standards dont dispose n’importe quel blog digne de ce nom (trackback, photoblog, commentaires fancy,…). Je m’autorise juste une petite validation w3c et rss, et la possibilite de commenter. Et surtout ne vous genez pas, allez-y. Mais je ne me fache pas si on ne commente pas. Le silence discret des quelques lecteurs anonymes et fideles me satisfait largement.]
Bon, tout ca pour dire que je vis le blog en douceur. Helene, d’ailleurs, a decide de se mettre aussi a tenir un carnet a jour. En tant que journaliste, elle n’a que peu de temps a consacrer a cet exercise de style, mais peut-etre que cela l’aidera a faire son trou encore un peu plus. Avec sa plume comme seul arme, la voila sur Highway 280. Sans plus attendre, reportage.

Positively Haight Street

Tuesday, February 15th, 2005

Quiconque ayant la chance de passer a San Francisco, une fois dans sa vie, doit aller a Haight-Ashbury. C’est dans ce quartier que le bon dieu, quel faineant celui-la alors, envoie les ames du purgatoires en fin de droit.

Elles errent au son des joueurs de harpe, entre les bars sombres et les friperies gothiques, en attendant de repasser le golden gate dans l’autre sens. Pour $1, vous pouvez faire danser la marionette d’un spongebob en peluche. Pour $2 vous pouver la passer a tabac. Pour $5, on vous prete meme les allumettes pour y mettre le feu.

Quand on discute avec ceux qui usent le trottoir, on ouvre des portes vers d’autres mondes. Les ames boiteuses ont des histoires a raconter, des histoires qui tapent en plein coeur. Le mot se repand en pluie, en soleil, en ciment, en cendres, en confettis, en sucre, en poussiere. Celui qui vient avec son gobelet en papier peut recuperer quelques mots en plein vols, lances en pature aux ames qui martelent les idees pour en faire de l’art. Les prophetes ont les mains caleuses; toute l’histoire du monde est ecrite sur les trottoirs et sur les murs. Il suffit de se baisser. On y apprend que les vermisseaux vivent en symbiose avec les loups, et que tout ou presque est regit par le hasard.

Alors on s’arrete, et on prend le temps de prendre le temps.

Pacifique…

Wednesday, February 2nd, 2005

Si l’imagerie populaire n’avait pas transforme toutes les scenes de couchers de soleil sur des plages en couvertures de roman ‘Nous Deux’, je n’aurais pas hesite un seul instant a mettre en ligne ces photos. Mais la, j’ai hesite. De peur d’etre compris de travers. De peur de passer pour un oeil facile a charmer. De peur de passer pour un trigger-happy de l’appareil photo. Et allez, a quoi bon. Melangez Californie, coucher de soleil, plages interminables, beach boys, etc. - vous voyez le tableau. Melangez bien, et “multipliez par mille, et vous serez encore loin de la realite”.