Archive for the ‘Work’ Category

Curriculum Vitae

Monday, October 4th, 2004

Herve Gross
PhD Candidate
Department of Petroleum Engineering
Stanford University

Research focus
Streamline-based history matching using geostatistical constraints.

Keywords
History matching, inverse problems, geostatistics, streamlines, optimization.

See my resume here.

SPE ATCE 2004

Monday, October 4th, 2004

I have presented a paper at the SPE ATCE 2004:

SPE90069, “Streamline-based history-matching: example of application to mature, giant, carbonate reservoir”.

This paper was written with the help of Tony Kovscek (Stanford University), Jef Caers (Stanford University), Misty Alexa (Dubai Petroleum Company), and Marco Thiele (StreamSim Technologies Inc.).

If you want to give me any feedback on that paper, please feel free to contact me.

Research

Monday, October 4th, 2004

I will not expose all the little details about research work, mostly because Internet is not quite the right place for that at that stage of development. But in short, it deals with streamline-based history matching using geostatistical constraints. If you are interested in that topic or if you work in that area too, please contact me directly.

You can also talk to my advisors (Prof Tony Kovscek and Jef Caers), read my papers (ekofisk web site), or come to the Stanford group meetings.

I also encourage you, if you are using streamline, to pay a little visit to StreamSim technologies. They provide a very powerful tool for streamline computations, with a fast and accurate computational engine, and very easy in/out interfacing. I use it all the time, interfaced with Gocad.

Le ciel de Dubai

Saturday, June 26th, 2004

A peine a-t-on franchi le seuil des bureaux climatises que l’air chaud et gluant vous savonne dans ses parfums graisseux. Comme un chien qui vous leche, ca vous rentre par les yeux, les naseaux, la gorge. On s’y englue le coeur et les poumons. Quand on leve les yeux vers l’espace, on ne voit qu’une immense couche de vapeur lourde.
Tout est blanchi par cette chaux gazeuse. Meme les hotels, colosses de chrome et de verre, semblent s’affadir dans l’air poisseux. Un chant lancinant dans le lointain. Les bruits des climatiseurs. Les gardiens moustachus venus d’Inde dansent avec leur menton; ils peinent a cacher leur flingue. Sur El Sanaa, les decapotables anglaises glissent comme des bateaux.
Je suis la, dans un bureau bien ordonne, et je bosse. Je travaille sur l’amelioration (potentielle) d’un champ que je ne verrai jamais. Je me prepare pour retourner a l’hotel. Sur la table de chevet, 1984 d’Orwell. Au pays des propheties, il me fallait bien ca.

3 milliards d’oreilles vous ecoutent, en VO

Friday, April 23rd, 2004

Ca y est. J’ai denoue le noeud de ma cravate, j’ai remise mon costard pour un an. Mon meeting avec les sponsors est fini. Le temps de deux journees, on se sent soudainement envahi par le syndrome du jeune yuppie, qui carbure au cafe (et encore, le cafe, c’est la version soft) et qui parle beau dans les reunions importantes. Avec un vieux Powerpoint et des idees qui vont changer le monde, on peut aller tres loin.
La palme de l’originalite, cette annee, revient a la delegation chinoise (Petrochina en force) venue nous honorer de son humble presence: traduction simultanee en chinois, prise intempestive de photos, et surtout absence de contacts avec les non-chinois du departement. L’impression bizarre que le fosse culturel va bien au-dela de l’incomprehension linguistique. C’est un peu comme les pubs affiches en bas de chez moi, ecrites tout en ideogrammes. Ca doit etre tres prive. Enfin bon. Cela ne fait que confirmer le post precedent; something big is going to happen, comme dit Thom Yorke.
Sinon, l’ami Bill part a Nancy demain, le veinard. H est en France aussi en ce moment. Nostalgie. Hier soir, apres avoir ete dine avec le ban et l’arriere ban, on a ete boire un coup; Rami (canadien-jordanien diabetique hyper-pushy), Jonas (suedois-Nick-Caviste), Soizic (cordon bleu de la gentillesse) et moi. Le silence a vite pris le pas sur les mots. Dans ce bar rempli de Californiennes super bien foutues, entourees de mec au sourire de gros baby baraque, j’ai ete effleure par une legere ecume de solitude. Fine, mouvante, et un peu amere.

3 milliards d’yeux vous regardent

Tuesday, April 20th, 2004

J’ai efface le precedent post que j’avais ecrit. Il etait, encore une fois trop catastrophiste. Mais a force de ne pas ceder a la paranoia ambiante, on finit par se faire peur tout seul.
La presentation d’Amos Nur, aujourd’hui, en a ete un tres bon exemple. L’eminent professeur etait la pour nous parler de guerre et de petrole, sujet-friandise pour le modeste petroleum engineer que je suis. Amos Nur etait la pour nous demontrer qu’encore une fois, c’est l’arbre qui cache la foret, et que l’Irak (il s’est confondu en excuses en disant ca) n’etait que le preliminaire d’un immense conflit entre la Chine et les Etats-Unis, et que chacun avait deja commence a placer ses pions sur l’echiquier petrolier. Conflit majeur d’interets d’ici 15 ans.