San Francisco

Robert Plant & Alison Krauss a Hardly Strictly Bluegrass

Robert Plant en vrai! Distingué et fringuant, le chanteur anglais de Led Zep et sa comparse ricaine Alison Krauss n'ont pas derogé a la regle du festival Hardly Strictly Bluegrass ("presque pas de bluegrass"), et ont melange allegrement les murder ballads, les lancinances du blues, et les coups de poing rock. La prestation a ete propre et nette: voix justes et claires, arrangements solides, spectacle impeccable.

Decidemment, ce Robert Plant aime jouer avec le public: alors qu'on lui connait quelques demeles avec Jimmy Page, guitariste de Led Zep, et que la question d'une tournee de Led Zep agace ;es deux musiciens, nous avons eu droit ce soir a trois reprises du Zeppelin arrangees facon bluegrass. "Black Dog" au banjo, notamment, ou comment faire ecarquiller 15000 personnes.

Foule
Foule compacte

Black Dog

Scene et arbre

Robert Plant and Co.

White light

Oh my, that bright white light

C'est le printemps ici, on fait le menage.

Et pan.

La bonne resolution du jour: importer tous les posts de mon vieux blog, qui trainait avant sur un pseudo truc tout moche de Wordpress. Maintenant, tout est la, et en haut, quand on clique dans la barre de navigation sur "archives". Avec un peu de chance, j'arriverais a trouver le temps de creer des pages avec des liens qui mettent un peu d'ordre dans tout ce cyber bordel. Mais dans le fond, le desordre ne m'a jamais trop derange.Tiens d'ailleurs, toi qui tiens ton blog a jour, tu devrais de temps en temps voir ton site apparaitre dans la rubrique des blogs-qui-sont-a-jour la dessous.

Je signale au passage ce nouveau site super et plein d'infos: Expat mom in SF (bon, pas encore, mais ca vient).

Sinon, IN RAINBOWS, toujours et encore. La claque a chaque fois.

D'ou les couleurs criardes. C'est le seul truc qui me parait bizarre: la pochette un peu trop criarde sur fond noir.

Encore un truc de Hype Machine (site genial): la pompe moderne (ex-the Brassens) reprend Daft Punk. Del-icio-us comme on dit avec des carres autour!

Crepuscules

 

Par la fenetre

 

 

Nous sommes gratifies de beaux soirs, en ce moment.

Financial district, all lit up

Financial district all lit up

Le ciel de la ville est tres clair en ce moment, pleine lune oblige. Pourtant le halo orange enveloppe la ville et la rend visible a des kilometres a l'entour, comme une sorte de braise immense qu'on verrait loin derriere les collines.

Smart a SF

 Une Smart, made in Lorraine, a SF

Samedi matin, 9h15, a l'intersection entre Hyde et Turk, Tenderloin, San Francisco.

On en parlait depuis quelques mois, et voila qu'elles battent le pave: une Smart qui bamboule tranquille en plein Tenderloin, a l'heure ou les clochards lisent le journal devant la soupe populaire.

Summer of Love 2007

 

Petite video du concert hommage aux quarante ans du Summer Of Love. Si vous etes en France et qu'il vous arrive de regarder Arte, vous etes incollables sur le sujet. Sinon, pour les autres, il s'agit de celebrer le concert seminal du mouvement hippie, dans la suite du mouvement Beat, et en prelude a tous les mouvements contestataires et liberateurs de la fin des annees soixante.

A l'origine de ces mouvements, la jeunesse du babyboom, nombreuse et bien portante, voulant se liberer du joug conservateur de l'apres-guerre. Apres le Rock dans les annees cinquante, la poesie Beat dans le debut des annees soixante (Sur la Route, Jack Kerouac), une foule de jeunes americains convergerent vers San Francisco pour assister au festival de "jazz" de Monterey . Ils y decouvrirent Hendrix, le Jefferson Airplane, Janis Joplin, Canned Heat, tout un monde musical et artistique propulse par toutes sortes de nouvelles drogues hallucinogenes vendues et consommees librement pour ouvrir les portes de la perception. L'ete qui a suivi a transforme ce concours de circonstances en mouvement planetaire. On veut la paix (les guerres post-coloniales et anti-communistes font rage), la liberte d'expression, de creation et de jouissance, et une recanalisation de la pression sociale vers des oeuvres epanouissantes, melant candidement les philosophies occidentale et orientale.

En 2007, les baby-boomers toujours aussi nombreux et bien-portants, revoient leurs ambitions a la baisse. L'age aidant, ils comptent sur leurs bonnes retraites, fondues dans un cadre assez agreable de confort materiel et d'acces facile aux loisirs. Meme si certaines avancees notables leurs sont dues, tous les espoirs de 1967 ne se sont visiblement pas concretises. Les annees 70 ont vite dechanté, et le marasme conservateur des annees 80 a definitivement enterre le reve hippie. Les voila donc, ces enfants fleurs, quarante ans plus tard, convaincus que les problemes de 2007 sont identiques en tous points a ceux de 1967, et s'attribuant pour le coup, voix au chapitre.

De notre cote, on goutte a tout cela tranquillement, avec recul. Meme si je suis ne a quelques semaines de la fin des 70's, j'en ai garde le gout des gros festivals de plein air, des artistes militants, de la musique qui engage, spirituellement, politiquement, ou artistiquement. Donc j'ai deguste tout ca, tranquille, et je me suis souvenu de toutes ces images televisuelles qui, jeune adolescent, me fascinaient.

Arm the hippies

Hippie au bluegrass festival Apres avoir ete voir 8 1/2 de Fellini, dans Washington Square la semaine derniere (j'adore le cine en plain air, meme si on se caille), j'irai ce weekend voir le Songe d'une nuit d'ete dans le parc du Presidio, et un concert hommage au Summer Of Love dans Speedway Meadow, dans le Golden Gate Parc. A l'affiche, entre autres, Ray Manzarek (clavier des Doors, que nous avions rencontre a Haight, un jour), Country Joe McDonald (connu pour son intervention a Woodstock: 1-2-3-what do we fight for), Canned Heat (on the road again), Michael McClure (poete Beat), etc. Truc interessant, un webcast en direct sera diffuse sur le site de l'evenement. Et voila. Si le programme estival d'Arte sur le Summer of Love, ne t'a pas suffit, tu peux ainsi voir le truc en vrai.

En aparte, un hommage photographique au Summer of Love au DeYoung Museum (toujours dans le Golden gate Parc), par Peter Max.

Peace and love, bro.

Les francais repartent

Alamo Square

Dernier jour du mois d'aout, et on sent que le contingent de touristes europeens dans la ville commence a s'amenuiser. Les cable-cars, jusqu'a lors lourdement charges, commencent a reprendre leur rotation habituelle, sans touristes photophages beats debordant jusque sur les marche-pieds. Les bouchons qui se formaient jusque tard le soir, entre Larkin et Lombard street, se resorbent. Aux terrasses du Savoy moins de Francais, moins de cohue aussi au Swensen's. Dommage - nous, les touristes en negatif, finissions par nous sentir en vacances aussi, entoures par tous ces gens qui mangent leur glace avec un pull autour du cou et un sac a dos Lafuma. Les touristes qui viennent a San Francisco en ete decouvrent la ville "a la dure"; s'ils s'y plaisent en ete, ils adoreront la ville le reste de l'annee. Ceux qui connaissent un peu San Francisco savent bien qu'en juillet et en aout, il caille, il brume, il vente. "Un vrai temps de Toussaint" mon vieux, c'est la pire saison. En septembre, il fait beau, les soirees sont douces, le ciel devient bleu azur, d'une couleur bien caracteristique.

 

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